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VFR/IFR, LA LETTRE QUI CHANGE TOUT!

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VFR/IFR, LA LETTRE QUI CHANGE TOUT!


Cela faisait longtemps que ça me démangeait, mais il y avait toujours eu des contre temps. Cette fois ça y est le « docteur » Adrien, un de nos instructeurs, va guérir mes démangeaisons et initier le néophyte que je suis au vol IFR. Impressions, ressentis et suggestions …

Le projet initial consistait en un vol IMC de Lyon-Bron LFLY à Saverne LFQY, y prendre un pax, puis nous diriger vers Auxerre LFLA, y déposer Adrien et revenir à Lyon-Bron LFLY en VMC. Les circonstances conjuguées aux aléas eux mêmes liés aux impondérables ont réduit le vol à un aller-retour IMC Lyon Auxerre …

La veille au soir rendez-vous au club pour une préparation du vol, une présentation des contraintes techniques IFR et des absences ( ?) de contraintes météorologiques inhérentes. L’heure tardive et une certaine fatigue altèrent mes facultés de compréhension, déjà fort limitées en temps normal. Le « docteur » Adrien devenu professeur est à la hauteur, l’élève beaucoup moins …

Je retiens notamment que le pilote IFR est soumis au bon vouloir des contrôleurs qui décident de sa route et que, par ailleurs, il doit avoir une formation équestre poussée car il est très souvent question d’hippodrome. C’est d’ailleurs dessiné sur les cartes. Probablement pour des chevaux célestes.

Autre enseignement : le FPL (Plan de Vol) s’impose. Tout le monde le sait, beaucoup en font y compris en VMC. Pour l’indécrottable pilote du dimanche que je suis, c’est déjà une contrainte à surmonter.

Retour à la maison, dodo agité, conviction confirmée : voler en IFR ça ne s’invente pas, ça se mérite.

Le lendemain, Jour J, Heure H, consultation de la météo, c’est presque tout bon, mais le trajet devra être amendé.

Dernier point au club,  on sort la machine volante, on fait ce qui doit être fait et nous voilà installés.

Mais qu’est ce qu’y dit au contrôleur ? En voilà tout un charabia doublé d’un galimatias !  Et ça dure et pendant ce temps le moteur tourne et l’horamètre avec lui. C’est le trésorier qui va être content …

Les conversations en sabir enfin achevées on rentre les données du vol dans le GPS. Il parait que F-HCFX est très sympa et qu’il fait presque tout presque tout seul quand on lui explique bien, je demande à voir…

Roulage, point fixe, check list, alignement, décollage. Jusque-là rien de bien nouveau. Je dirais même que c’est du classique, du banal, du déjà vu si souvent.

On atteint le niveau de vol, les contrôleurs sont sympas ils nous autorisent à prendre le chemin direct. Le pilote automatique est enclenché et hop F-HCFX vole tout seul.

C’est y pas beau la vie, un petit somme et on se retrouve à destination, enfin presque il faut quand même le surveiller un peu.

Devant nous le lac des Settons d’une part et le  ciel qui s’obscurcit d’autre part. Si le paysage est beau, la visibilité l’est beaucoup moins.

« Cher Adrien, docteur, professeur, instructeur, un demi tour s’impose, on ne verra bientôt plus rien » me dis-je dans mon for intérieur.

Le bougre s’entête, n’obéit pas à mes recommandations faites il est vrai in petto. Il ne change pas de cap et demande à monter. Et l’ATC l’y autorise … Ils sont fous.

Nous voilà bien dans la crasse, en montée lorsque sans transition grand ciel bleu et soleil radieux.

C’est bien beau tout ça mais il faudra bien redescendre. Comment on se pose ? On ne voit plus le sol.

L’ami GPS est ses copines aiguilles diverses nous disent que nous arrivons sur le way point et il va falloir penser à débuter la procédure d’approche. Il faut se mettre sur l’hippodrome, pas de chevaux célestes. Mystère. Peut être sont ils là les équidés du ciel, mais, la visibilité étant nulle, j’ai peu de chances de les apercevoir. Dommage !

On descend, il parait qu’on est alignés, moi je veux bien mais on continue à descendre et on ne voit rien.

Le temps s’égrène, la lecture de l’altimètre m’inquiète. J’aimerais tant voir le sol en général et la piste en particulier En fait de piste on ne voit pas plus loin que le bout du capot et encore.

Et on descend toujours et Adrien qui persiste. Toujours pas de piste.

J’ai confiance mais dans certaines limites, et puis je n’ai pas encore rédigé mon testament, grave oubli qu’il va falloir rectifier si on s’en sort.

Encore dix secondes, 9, 8, 7, 6, 5 et … miracle de la technique et du professionnaliste : la piste est là devant nous, bien droite au milieu des bois.

Quel soulagement, on se pose sans encombre.

Petit tour au bureau de piste pour la taxe, accueil sympa.Quelle expérience, c’est vraiment top et ça donne envie.

Quand on n’a pas testé on ne sait pas. Le problème c’est qu’après on en redemande. C’est le trésorier qui va être content !

Ultime question à laquelle je cherche une réponse : là haut, de quoi se nourrissent les chevaux célestes sur leurs hippodromes virtuels ?

Philippe GUET et Alain SENEQUE- FC#6

JM
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